Après les montagnes russes, l’ascension du sommet?

Après les montagnes russes, l’ascension du sommet?

Les rendements des marchés d’actions ont tellement fluctué en 2020 que bien des investisseurs en sont restés ébranlés. Le tour de montagnes russes s’est terminé à peu près là où il avait commencé. Peter Bezak, de Zurich Invest, analyse ce qui attend les marchés financiers en 2021. Le mot d’ordre: s’en tenir à une stratégie diversifiée et saisir les opportunités qui se présentent.

Après une année 2019 spectaculaire – l’un des meilleurs millésimes pour les investisseurs, caractérisé par une stabilité relative – et un début 2020 prometteur, les bourses ont atteint leurs sommets à la mi-février 2020, pour ensuite se précipiter dans l’abîme puis, un mois plus tard, reprendre leur essor. «En physique, on parlerait de forces G extraordinaires pour désigner la volatilité record qui a secoué les marchés d’actions – qui ont fini par atterrir à peu près à leur niveau de départ. Les montagnes russes des marchés ont donné le vertige à nombreux investisseurs, dans tous les domaines», affirme Peter Bezak, spécialiste des placements chez Zurich Invest.

L’indice de volatilité VIX à un niveau record

La volatilité des marchés d’actions était aussi élevée en 2020 que lors de la crise financière mondiale de 2008 et du «lundi noir» de 1987. C’est ce que révèle l’indice de volatilité VIX, qui montre la fluctuation attendue de l’indice boursier américain S&P 500 et sert de baromètre du moral des marchés mondiaux. Comme l’explique Peter Bezak, la crise du coronavirus de 2020 fait partie des grands séismes qui ont secoué les marchés au cours des 35 dernières années, avec un effondrement dramatique des marchés et des volatilités exacerbées: lundi noir de 1987, crise russe de 1998, bulle Internet de 2000, 11 septembre 2001, crise financière mondiale en 2008-09 et crise de l’euro en 2010-11. Tous ces événements ont déclenché des situations exceptionnelles sur les marchés, qui, mesurées au VIX, dépassaient la moyenne à long terme d’environ 20 points et la moyenne annuelle en 1987, 2008-09 et 2020 même d’environ 30 points.

La volatilité des marchés d’actions était aussi élevée en 2020 que lors de la crise financière mondiale de 2008 et du «lundi noir» de 1987. C’est ce que révèle l’indice de volatilité VIX, qui montre la fluctuation attendue de l’indice boursier américain S&P 500 et sert de baromètre du moral des marchés mondiaux. Comme l’explique Peter Bezak, la crise du coronavirus de 2020 fait partie des grands séismes qui ont secoué les marchés au cours des 35 dernières années, avec un effondrement dramatique des marchés et des volatilités exacerbées: lundi noir de 1987, crise russe de 1998, bulle Internet de 2000, 11 septembre 2001, crise financière mondiale en 2008-09 et crise de l’euro en 2010-11. Tous ces événements ont déclenché des situations exceptionnelles sur les marchés, qui, mesurées au VIX, dépassaient la moyenne à long terme d’environ 20 points et la moyenne annuelle en 1987, 2008-09 et 2020 même d’environ 30 points.

La diversification a également réduit le risque en 2020

«Acheter et ne plus y toucher», recommandait déjà au siècle dernier l’expert en bourse et finance André Kostolany. Il faisait référence aux placements en actions avec un horizon de placement à long terme de vingt ans ou plus. Mais même avec un horizon de placement de dix ans, les investisseurs sur le marché suisse des actions ont en général bénéficié de rendements annuels positifs. Dans l’ensemble, les dix dernières années (de début 2011 à fin 2020) ont généré un rendement moyen de plus de 8 pour cent par an.

«Néanmoins, entre le sommet et le creux de la vague de 2020, la performance du Swiss Performance Index (SPI) montre une nette différence par rapport à un portefeuille mixte composé de 50 pourcent d’obligations en CHF, 30 pourcent d’actions suisses et 20 pourcent d’immobilier suisse: pour beaucoup d’investisseurs, la diversification traditionnelle est un bon moyen éprouvé d’équilibrer le portefeuille dans un environnement économique volatil – comme en 2020 – et de le protéger lors des brusques chutes», explique notre expert.

évolution des catégories d'actifs

Cet effet d’atténuation du risque souhaité est dû au fait que les différentes catégories d’actifs ne sont que faiblement corrélées entre elles. Même si des événements extrêmes ont ébranlé l’ensemble du marché, les placements ont suivi des trajectoires divergentes à moyen et long terme. Par conséquent, le mélange des placements réduit le risque d’un portefeuille. En outre, la diversification présente dans tous les cas l’avantage de soulager la pression émotionnelle en cas de fortes fluctuations de valeur, ajoute Peter Bezak. «À court terme, lorsque règne une volatilité élevée, un portefeuille traditionnellement équilibré peut amortir les chocs négatifs. Mais de toute façon, les flambées de volatilité ne devraient pas trop affecter les investisseurs orientés sur le long terme», souligne-t-il. Mais que nous réserve l’année 2021 en matière de placements?

Mieux vaut miser sur une stratégie de placement que sur des espérances

Le 20 janvier 2021 a lieu l’investiture de Joe Biden, 46e président des États-Unis. Or, par le passé, comment les marchés boursiers ont-ils évolué au cours de la première année du mandat présidentiel? Sur la base de données remontant à 1925, l’indice d’actions S&P 500, souvent utilisé pour les analyses boursières, a gagné en moyenne environ 10 pourcent lors de la première année du mandat d’un nouveau président américain.

Peter Bezak précise que les chiffres sont encore meilleurs lorsqu’un démocrate succède à un républicain: la hausse moyenne dépasse alors 20 pourcent. Une seule fois dans l’histoire, un président démocrate a vu le S&P 500 reculer au cours de sa première année au pouvoir: Jimmy Carter en 1977, avec une baisse de près de 7,5 pourcent.

Sur cette base, on peut espérer une bonne année pour les actions en 2021, estime notre spécialiste. Même si les événements extrêmes comme en 2020 sont rares, ils ont toujours des répercussions profondes. «On ne peut pas les éviter, mais leur impact peut être considérablement amorti grâce à une bonne diversification. Aussi faut-il rester conscient de tous les risques liés au portefeuille, et réfléchir sur la base de scénarios. Si, en plus, l’investisseur s’en tient à sa stratégie de placement, il peut traverser presque sereinement de telles périodes turbulentes jusqu’à la reprise – qui généralement ne tarde pas à arriver», conclut Peter Bezak.